La Fédération canadienne de l’agriculture (FCA) a calculé que cette année, la Journée d’affranchissement des dépenses alimentaires tombera le samedi 8 février 2026, date à laquelle le ménage canadien moyen aura gagné suffisamment de revenus pour couvrir l’ensemble de ses dépenses alimentaires pour l’année.
Chaque année, la FCA surveille la part du revenu disponible que les Canadiens consacrent à l’alimentation et aux boissons. L’objectif est d’aider les consommateurs à comprendre comment l’accessibilité financière des aliments évolue d’une année à l’autre.
En 2025, les Canadiens ont consacré 10,8 % de leur revenu disponible à l’alimentation, soit une légère augmentation par rapport aux 10,7 % de 2024. Par conséquent, la Journée d’affranchissement des dépenses alimentaires survient à la même date que l’année dernière, soit le 8 février.
Bien que le Canada continue d’offrir des denrées alimentaires relativement abordables par rapport aux normes mondiales, plusieurs années consécutives d’inflation alimentaire ont bouleversé la réalité quotidienne de nombreuses familles. Les chiffres moyens du revenu disponible ne reflètent pas pleinement la pression que la hausse du coût des denrées alimentaires exerce sur les ménages, en particulier sur ceux à faible revenu. Les perturbations mondiales et les pressions inflationnistes ont aggravé les manques d’abordabilité des aliments et de sécurité alimentaire partout au pays.
Ce contexte est particulièrement important à l’approche de la révision de l’accord commercial Canada-États-Unis-Mexique (ACEUM). La plupart des produits alimentaires étant actuellement exemptés de droits de douane en vertu de cet accord, tout changement pourrait entraîner une augmentation significative des coûts pour les consommateurs. Il est essentiel de maintenir un commerce stable, prévisible et ouvert, tout en explorant les possibilités d’harmonisation réglementaire, afin de protéger les chaînes d’approvisionnement agroalimentaires intégrées en Amérique du Nord qui contribuent à maintenir les prix des denrées alimentaires à un niveau raisonnable.
Afin de mieux illustrer les différences dans l’accessibilité financière des denrées alimentaires selon les niveaux de revenu, la FCA continue d’analyser la Journée d’affranchissement des dépenses alimentaires du point de vue des quintiles de revenu des ménages.

Comme le montre le graphique ci-dessus, les chiffres révèlent un contraste frappant : l’année dernière, les ménages dans le quintile de revenu le plus bas ont consacré 28,20 % de leur revenu disponible aux denrées alimentaires et aux boissons, contre 5,18 % pour les ménages dans le quintile de revenu le plus élevé.
La FCA tient à souligner que, même si les consommateurs ont vu les prix des produits alimentaires augmenter, il est important de noter que les agriculteurs ne reçoivent qu’une petite fraction de ce que les acheteurs paient sur le marché au détail. La hausse des prix dans les magasins ne se traduit pas nécessairement par une augmentation des revenus à la ferme.
« L’analyse de la Journée d’affranchissement des dépenses alimentaires nous montre que, bien que le Canada soit un fournisseur mondial de denrées alimentaires, une grande partie de la population canadienne a du mal à se procurer des aliments à un prix abordable, et ce fardeau semble s’alourdir », a déclaré Keith Currie, président de la FCA.
« Avec la menace de droits de douane qui pèse sur nous de la part des États-Unis et d’autres partenaires commerciaux importants, ces préoccupations entourant l’accessibilité des denrées alimentaires ne font que souligner l’importance cruciale d’une approche canadienne unifiée pour maintenir un commerce nord-américain ouvert et prévisible. Cela est essentiel pour éviter d’exacerber les préoccupations relatives à l’accessibilité des denrées alimentaires et pour garantir la résilience de l’agriculture et de l’industrie alimentaire. »