La FCA appuie le communiqué émis par les dirigeants agricoles du Groupe
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21 avril 2010 - Le 19 avril 2010, la Fédération canadienne de l'agriculture (FCA) s'est jointe aux dirigeants agricoles des pays membres du Groupe de Cairns à Punta Del Este, en Uruguay, pour discuter de l'actuel Programme de Doha pour le développement et pour appuyer la position commerciale équilibrée du Canada, ce qui a donné lieu à une déclaration conjointe présentée aux ministres de ces mêmes pays membres, qui eux aussi se réunissaient en Uruguay.
« Il s'agit d'un aboutissement très positif pour la FCA et pour les agriculteurs canadiens - puisque nos points de vue ont été clairement entendus et que notre position commerciale équilibrée rudement gagnée était solidement reflétée lors de cette réunion et dans la déclaration », a affirmé Laurent Pellerin, président de la FCA, « Après une longue discussion, de nombreux participants, y compris le directeur général de l'Organisation mondiale du commerce, Pascal Lamy, ont reconnu la nécessité d'assouplir les négociations agricoles afin de trouver des solutions pour conclure cette ronde », a ajouté M. Pellerin.
La FCA et le Groupe de Cairns ont présenté une déclaration (ci-jointe) aux ministres des pays membres du Groupe de Cairns pour les exhorter à accroître l'engagement parmi l'ensemble des pays qui font partie de l'OMC d'en arriver à un consensus quand les dirigeants des pays du G8 et du G20 se rencontreront au Canada en juin.
Le Groupe de Cairns est une coalition unique de 19 pays exportateurs de produits agricoles qui se sont engagés à réformer le commerce dans le secteur de l'agriculture. Le gouvernement canadien est membre du Groupe de Cairns, dont la prochaine réunion se tiendra au Canada.
COMMUNIQUÉ DES DIRIGEANTS AGRICOLES DU GROUPE DE CAIRNS À L'ISSUE DE LEUR RÉUNION À PUNTA DEL ESTE LE 19 AVRIL 2010
Le Groupe des dirigeants agricoles du Groupe de Cairns s'est réuni aujourd'hui à Punta del Este, en Uruguay, pour discuter des longues négociations commerciales multilatérales du Cycle du développement de Doha et des incidences des décisions en matière de politique commerciale que prennent les gouvernements sur les entreprises, les familles et les communautés agricoles.
Les dirigeants agricoles sont frustrés par l'absence de progrès et demandent aux dirigeants mondiaux de faire preuve de la volonté politique et de la responsabilité nécessaires pour mener à bien le Cycle du développement de Doha.
Les dirigeants agricoles prient instamment les ministres du Groupe de Cairns de redoubler d'ardeur pour s'entendre sur les modalités qui doivent libéraliser le commerce des biens agricoles dans un système fondé sur les règles, par l'approche multilatérale.
Nous recommandons fortement que les ministres accroissent leur engagement urgent auprès de tous les membres de l'OMC, afin de mobiliser le consensus lorsque les dirigeants du G8 et du G20 se réuniront au Canada en juin.
Ce cycle constitue la meilleure occasion d'éliminer les grandes distorsions du commerce international des produits agricoles. Il est la seule façon de parvenir à une vaste libéralisation du commerce agricole pour les trois piliers que sont l'accès aux marchés, la concurrence à l'exportation et le soutien intérieur, y compris les mesures qui font baisser les prix mondiaux pour les agriculteurs.
Les ministres du Groupe de Cairns ne devraient pas permettre une diminution des ambitions par rapport au projet d'accord déposé en décembre 2008 et ils devraient plutôt s'efforcer de construire sur cette base. Il faut résister fortement à tout nouveau mécanisme susceptible de fausser le commerce qui pourrait être proposé durant les négociations, y compris l'usage abusif possible du Mécanisme spécial de sauvegarde.
Il y a beaucoup à perdre si le Cycle du développement de Doha ne réussit pas à être à la hauteur de ses ambitions.
Non seulement les gains pour les agriculteurs et les consommateurs du monde entier seraient-ils compromis, mais l'échec représenterait aussi une occasion perdue de relancer l'économie mondiale et menacerait gravement le système fondé sur les règles de l'OMC.
Les avantages d'un système robuste et transparent fondé sur les règles ne devraient pas être sous-estimés. Le système fournit un mécanisme obligatoire et applicable pour résoudre les différends commerciaux internationaux, ce qui rend le commerce des produits agricoles plus sûr et plus prévisible. Les ministres du Groupe de Cairns doivent veiller à ce que tous les pays s'acquittent des responsabilités qu'ils ont acceptées à l'OMC.
Les dirigeants agricoles font également remarquer que la libéralisation multilatérale offre les plus grands avantages potentiels pour les agriculteurs du monde entier, voire pour la communauté internationale en général. Étant un cycle axé sur le développement, le Cycle de Doha devrait donner aux agriculteurs des pays en développement la possibilité de soutenir la concurrence sur un pied d'égalité sur les marchés mondiaux.
Les ministres du Groupe de Cairns doivent maintenir leur engagement prioritaire envers la réforme du processus multilatéral. Les dirigeants agricoles appuient la libéralisation du commerce, mais les négociations bilatérales et régionales ne doivent pas être considérées comme un substitut à une réforme multilatérale par l'entremise de l'OMC.
Le temps est précieux et chaque journée perdue compromet davantage l'avenir du système commercial multilatéral et la crédibilité de l'OMC.
Sans abaisser l'ambition des négociations agricoles, il faut trouver des solutions dans le contexte global du cycle actuel pour mener à bien les négociations, et ce travail doit commencer immédiatement. Nous sommes prêts à vous appuyer pour trouver la voie de l'achèvement du Cycle du développement de Doha.


