Paroles creuses des ministres pour les agriculteurs
Personne-ressource
Bob Friesen
Président de la FCA
(204) 724-0824 (cellulaire)
Kieran Green
Coordinateur des communications
(613) 236-3633
Brigid Rivoire
Directrice exécutive de la FCA
(613) 236-3633
(613) 715-3113 (cellulaire)
le 3 mars 2005
(OTTAWA) – Le lendemain de la manifestation à laquelle prenaient part quelque 8 000 agriculteurs canadiens à Toronto, les ministres de l’Agriculture des paliers fédéral et provincial n’avaient que des paroles creuses à offrir aux agriculteurs, rien de concret. Dans une déclaration faite aujourd’hui, les ministres ont reconnu l’ampleur de la crise du revenu qui frappe les agriculteurs, mais ils ont négligé de prendre la première mesure qui s’imposait pour aborder la crise, soit abolir immédiatement le dépôt obligatoire dans le Programme canadien de stabilisation du revenu agricole (PCSRA). Ils ont plutôt décidé de gaspiller des mois, et des millions de dollars tirés des poches des agriculteurs et des contribuables, à chercher « un meilleur moyen d’assurer une participation active des producteurs ».
« Combien de fois devrons‑nous le répéter? Les agriculteurs sont engagés dans ce programme et ils le demeureront. Ils ne devraient pas être forcés de faire pénitence pour participer, a affirmé le président de la Fédération canadienne de l’agriculture, Bob Friesen. Or, en insistant pour imposer une pénalité initiale, les ministres semblent plutôt vouloir dissuader les agriculteurs de participer au programme. On dirait bien qu’ils cherchent à limiter la participation des agriculteurs. »
La Fédération canadienne de l’agriculture a exhorté à maintes reprises le gouvernement fédéral et les provinces à abolir le dépôt du PCSRA sans le remplacer par une autre exigence. Le dépôt immobilise plus de 600 millions de dollars de fonds de roulement dont les producteurs ont un besoin criant. Le gouvernement fédéral lui‑même l’admet : le dépôt ne respecte pas les objectifs du programme, et son administration coûtera 14 millions de dollars. La demande des agriculteurs a été appuyée par une majorité de députés, qui ont adopté récemment une motion demandant l’élimination immédiate du dépôt.
« Dans leur communiqué, les ministres ont pris l’engagement de continuer à travailler de concert avec l’industrie afin de lui permettre d’aller de l’avant. Or, lorsque ce programme a été créé, l’industrie s’y opposait déjà. Son examen annuel, dans lequel l’industrie est censée avoir voix au chapitre, accuse un retard de près de deux ans. Et maintenant, on fait fi encore une fois de la véritable volonté de l’industrie. Pour pouvoir continuer à collaborer avec l’industrie, il aurait fallu à tout le moins que les ministres aient commencé à le faire, a lancé M. Friesen. Et le seul secteur qui est allé de l’avant aujourd’hui est celui de la foresterie et des produits du papier, en ayant vendu le papier qui a été gaspillé pour préparer cette déclaration. »
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Fondée en 1935 a fin de donner une seule voix unifiée aux agriculteurs canadiens, la Fédération canadienne de l'agriculture (FCA) est le plus important organisme agricole au pays. On trouve, parmi ses membres, des organismes agricoles provinciaux et des groupements nationaux et interprovinciaux de producteurs spécialisés. Par l’entremise de ses membres, la Fédération représente plus de 200 000 agriculteurs canadiens et familles canadiennes d'agriculteurs, d'un océan à l'autre.


