COMMENTAIRE D'ÉLECTION le 7 juin 2004

Date: 
Juin 7, 2004
Supporting Content: 

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Personne-ressource

Bob Friesen
Président de la FCA
(204) 724-0824 (cellulaire)

Kieran Green
Coordinateur des communications
(613) 236-3633

Brigid Rivoire
Directrice exécutive de la FCA
(613) 236-3633
(613) 715-3113 (cellulaire)

C'est le deuxième d'une série de cinq commentaires par des dirigeants agricoles canadiens sur des questions d'agriculture dans cette élection fédérale.

Agriculture - une question de rentabilité

Par Laurent Pellerin, président, l'Union des producteurs agricoles de Québec

Pensez à ce qui suit : Sur les quelques trois dollars que coûte un pot de cornichons d'un litre à l'épicerie, 0,25 $ sont versés à l'agriculteur qui les a produits, alors qu'il lui en a coûte 0,30 $ pour le faire. La différence, soit 2,75 $, va dans la poche des intermédiaires! Même l'athlète dont la photo orne une boite de céréale reçoit davantage que le fermier qui a cultivé tout le produit qui s'y trouve.

Voilà la triste réalité à laquelle sont exposés les agriculteurs d'ici : ils ne reçoivent qu'une très faible part du prix payé à l'épicerie ou au restaurant et, plus souvent qu'autrement, celle-ci est insuffisante pour couvrir leurs coûts de production! Faut-il s'étonner, dans ces conditions, des plus récentes données de Statistiques Canada qui confirment que le revenu net des fermiers canadiens est tombé à son plus bas niveau depuis 25 ans!

À cela s'ajoute plusieurs années de sécheresse, la crise de l'ESB, l'influenza aviaire, les catastrophes météorologiques, la guerre des subventions à l'étranger, etc., autant de facteurs qui concourent à l'effondrement du prix de leurs produits. Ils ont beau compter parmi les producteurs agricoles les plus efficaces et les plus concurrentiels au monde, fournissant à leur concitoyens un des paniers d'épicerie les moins chers du globe, ils ont confrontés à une crise de rentabilité qui échappe à leur contrôle.

Et comme si cela n'était pas assez, les producteurs doivent assumer de nouvelles exigences qui font augmenter leurs coûts de production sans retrouver de compensation équivalente dans le prix qu'ils reçoivent pour leurs produits. Environnement, salubrité, traçabilité, épidémiosurveillance, etc., tout cela a un coût qu'ils sont malheureusement les seuls à supporter.

Il est clair, dans ces conditions, que le gouvernement doit collaborer avec les agriculteurs pour les aider à retrouver la voie de la rentabilité. Il a la responsabilité à cet égard d'appuyer énergiquement et sans équivoque des outils comme la gestion de l'offre et de mettre en place des mesures permettant de faire face à des situations de catastrophes sans qu'il soit nécessaire de recréer un nouveau programme chaque fois qu'une telle situation se présente.

Les agriculteurs canadiens lui offre d'ailleurs une belle occasion de s'engager sur cette voie puis que l'industrie le convie à un symposium spécial sur le revenu qu'ils organiseront l'automne prochaine à l'échelle du pays. Un secteur agricole vigoureux, doit-il se rappeler, est une des conditions indispensables à un Canada en santé.

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Fondée en 1935 a fin de donner une seule voix unifiée aux agriculteurs canadiens, la Fédération canadienne de l'agriculture (FCA) est le plus important organisme agricole au pays. On trouve, parmi ses membres, des organismes agricoles provinciaux et des groupements nationaux et interprovinciaux de producteurs spécialisés. Par l’entremise de ses membres, la Fédération représente plus de 200 000 agriculteurs canadiens et familles canadiennes d'agriculteurs, d'un océan à l'autre.

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