Une année historique pour la FCA touche à sa fin

Date: 
Décembre, 2010

Par Ron Bonnett, Président

2010 a été une année historique pour la Fédération canadienne de l'agriculture (FCA). En effet, la FCA a célébré son 75ième anniversaire et a profité de l'occasion pour réfléchir à sa longue histoire durant laquelle elle s'est attachée à bâtir des consensus parmi les organisations agricoles canadiennes. Cet objectif primaire est tout aussi vital aujourd'hui qu'il l'était quand les fondateurs de la FCA ont tenu leur première réunion en novembre 1935.

En raison des innombrables intérêts que l'on retrouve dans ce secteur dynamique qu'est l'agriculture au Canada, il est essentiel de trouver un terrain d'entente commun. Le Canada compte près de 23 000 fermes, qui varient du point de vue de leur taille, des denrées produites et de leur emplacement dans notre vaste paysage. Les besoins d'un gros éleveur en Alberta ne sont pas nécessairement ceux d'un producteur de lait au Québec, mais on pourrait affirmer que les perspectives différentes qu'ils apportent à l'organisation représentent la grande force de la FCA en lui fournissant une vue d'ensemble et l'optique nationale de l'industrie - ainsi, la FCA est extrêmement bien placée pour conseiller le gouvernement lorsqu'il élabore ses politiques et mène des consultations à propos de ses programmes.

Il nous suffit de penser à des sujets fort médiatisés comme la propriété de PotashCorp et les prix des engrais, le souhait accru que des assurances soient fournies pour confirmer la salubrité des aliments et la mise au point imminente de nouveaux programmes de gestion des risques de l'entreprise pour se rendre compte à quel point les agriculteurs bénéficient des mesures prises par le FCA pour défendre leurs intérêts. Particulièrement dans le cadre des discussions commerciales internationales, la FCA a été un défenseur énergique de l'approche commerciale équilibrée du Canada, en exhortant le gouvernement à ne pas négocier pour le compte d'un secteur au détriment d'un autre. La FCA a aussi demandé que le gouvernement augmente ses investissements au chapitre de la recherche agricole dans le domaine public, mesure qui est essentielle pour favoriser la compétitivité à long terme du Canada.

Lorsque nous tournons notre regard vers 2011, nous voyons des opportunités fort intéressantes pour les groupes agricoles de définir leur vision d'une industrie agricole durable. De fait, les gouvernements au Canada et à l'étranger accordent plus d'attention à la sécurité alimentaire, ce qui suscite naturellement une discussion élargie sur le rôle vital que jouent les agriculteurs. Dans ce contexte, on a reconnu la place unique qu'occupent les producteurs primaires à l'intersection des divers chemins qui conduisent au développement durable et à la sécurité alimentaire. Tous ces éléments concourent à souligner l'importance du maintien - et de l'amélioration - de l'infrastructure dans le domaine agricole. Et bien entendu, tout investissement fait à cet égard fournit des dividendes à répétition. L'agriculture représente environ 8 % de notre produit intérieur brut (PIB) et un emploi sur huit se trouve dans ce secteur -à ce titre, l'agriculture est une composante tout à fait respectable de notre économie, en plus de constituer un lien crucial entre les régions rurales et urbaines de notre pays.

Comme on l'a fait remarquer récemment dans une série d'articles parus dans le Globe and Mail, le Canada a le potentiel de devenir un chef de file encore plus puissant dans le domaine de l'agroalimentaire à l'échelle mondiale. Il ne fait aucun doute qu'au cours de l'élection fédérale prévue au printemps, il y aura un débat sur la meilleure façon d'y parvenir. La plupart des partis se préparent déjà à l'élection, ce qui signifie qu'il s'agit d'un bon moment pour les agriculteurs de commencer à faire connaître leurs points de vue aux politiciens. Les partis tendent l'oreille et sont attentifs à l'opinion publique pour trouver des enjeux qui feront balancer le vote.

La FCA lance déjà un appel aux gouvernements pour qu'ils protègent les investissements stratégiques dans notre secteur. Le but des agriculteurs est de tirer leur revenu des marchés - et si l'on assure la mise en place de solides structures de programmes et de marketing - ils réussiront à le faire. Or, maintenant que le ministre fédéral des Finances calme déjà les attentes en ce qui concerne le prochain budget fédéral, les groupes agricoles devront collaborer encore plus étroitement pour faire de l'agriculture une priorité.

S'adapter aux marchés mondiaux d'aujourd'hui tout en satisfaisant aux besoins des clients au niveau régional n'est pas aisé, mais les agriculteurs, qui sont habitués aux vents du changement, sont capables de le faire. Pour aider à façonner l'avenir de l'agriculture, la FCA a lancé la Stratégie alimentaire nationale (SAN). La SAN est une vision globale à long terme pour l'agroalimentaire qui assurera l'engagement des intervenants où qu'ils soient dans la chaîne de valeur, qu'il s'agisse des producteurs, transformateurs, fabricants, distributeurs, détaillants ou consommateurs. Après un processus de consultation poussé, le premier rapport de la SAN sera publié au cours de la nouvelle année.

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