La FCA est encouragée par le plus récent Rapport sur la compétitivité de l'agriculture canadienne

Date: 
Mai, 2010

Par Ron Bonnett, 1er vice-président de la FCA

En mai, le Comité permanent de l'agriculture et de l'agroalimentaire a rendu public son troisième rapport sur la compétitivité de l'agriculture canadienne. La Fédération canadienne de l'agriculture a comparu devant le comité et est encouragée par le fait qu'un grand nombre des recommandations formulées par la FCA ont été incluses dans le rapport.
 
Le Comité a recommandé que le gouvernement :
• entreprenne une étude sur la mesure dans laquelle les produits agricoles importés ne satisfont pas aux normes exigées des producteurs canadiens et qu'il fasse des recommandations pouvant être mises en œuvre pour résoudre ce problème;
• mette en place une politique d'évaluation systématique des effets de toute réglementation sur l'étiquetage ou la salubrité des aliments, nouvelle ou existante, sur la compétitivité du secteur agricole et agroalimentaire canadien et passe à l'action pour accélérer le processus d'approbation sans amoindrir l'intégrité du système;
• continue de soutenir la gestion de l'offre et ses trois piliers - la fixation des prix par les producteurs, le contrôle des importations et la discipline autour de la production - comme programme intégral de gestion des risques d'entreprise au Canada, et que l'accès aux marchés pour les exportateurs agricoles canadiens soit renforcé, afin que tous les secteurs continuent d'être en mesure d'assurer un revenu juste et équitable aux producteurs;
• modernise ses taux de déduction pour amortissement sur l'achat de nouveaux équipements agricoles comme proposé par l'Association of Equipment Manufacturers et la North American Equipment Dealers Association
• donne rapidement suite aux conclusions de l'étude du niveau de service dans le transport ferroviaire des grains actuellement réalisée par Transports Canada. La FCA a soumis un rapport à Transports Canada dans le cadre de la présentation d'observations par les intervenants et espère que ses recommandations seront reflétées dans le rapport lorsqu'il sera publié à l'automne.
 
Le Comité a recommandé aussi que la politique de l'ACIA sur les droits d'inspection de la viande soit révisée afin d'éliminer la facturation de ces droits pendant les heures normales d'inspection. De plus, le Comité recommande que le règlement sur l'homologation des produits antiparasitaires génériques permette une mise en marché immédiate des produits génériques dès que l'examen scientifique nécessaire de l'ARLA est terminé.
 
Le Comité recommande que le gouvernement compense financièrement l'industrie bovine pour les coûts supplémentaires inhérents à la gestion des matières à risque spécifiées (MRS) engendrés par la réglementation canadienne sur la santé des animaux. Sans une industrie concurrentielle de l'élevage au Canada, les options sont limitées pour les agriculteurs canadiens pour ce qui est de la commercialisation de leurs animaux. Il était nécessaire de prévoir un soutien afin d'aider l'industrie à respecter de strictes lignes directrices sur l'élimination des matières à risque spécifiées-surtout que ces lignes directrices sont nettement plus rigoureuses que celles auxquelles sont assujettis les pays concurrents-pour freiner la disparition d'installations de transformation au Canada et pour faire en sorte que notre pays continue de disposer d'une certaine capacité à cet égard. Toutefois, dans de nombreuses régions, les producteurs locaux n'ont pas d'options lorsqu'il s'agit de vendre leurs animaux. La situation a été particulièrement difficile dans les provinces de l'Atlantique, où souvent les éleveurs doivent transporter leurs animaux sur de longues distances pour trouver un abattoir qui accepte de s'en occuper. La FCA espère collaborer avec le gouvernement et d'autres groupes de l'industrie pour se servir du temps qui a été gagné grâce à cette initiative afin de dresser une stratégie à long terme qui encourage la création de capacité de traitement des animaux au niveau local et qui réduit l'impact de notre réglementation nationale portant sur les MRS.
 
La FCA était surprise de voir que le Comité rejette sa recommandation originale prévoyant un contenu canadien de 85 % dans le contexte de la mention « Produit du Canada » . En effet, il s'agit de la position qu'avait défendue de nombreux groupes au sein de l'industrie, dont la FCA, et ce pourcentage aurait fortement accru l'utilité de cette mention. En établissant le seuil à 98 %, il y a une véritable préoccupation que la mention « Produit du Canada » n'apparaîtra pratiquement plus sur les produits dans les rayons des magasins canadiens. Le gouvernement aurait pu atténuer les effets de cette lourde restriction en menant une campagne publicitaire visant à mieux faire connaître l'appellation « Produit du Canada », mais malheureusement, il ne l'a pas fait. L'inclusion d'une liste d'exemptions complique la question de l'étiquetage et ne fait qu'empirer la confusion que suscite la mention auprès des consommateurs et au sein de l'industrie.
 
Dans le cadre de ses travaux, le Comité était guidé par un objectif double, à savoir améliorer la compétitivité du secteur canadien de l'agriculture et de l'agroalimentaire tout en protégeant et améliorant les bénéfices pour les agriculteurs. Le rapport faisait suite aux audiences publiques qu'a tenues le Comité de février à octobre 2009.
 
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