Brigid Rivoire
Directive exécutive
613-715-3113 (cell.) brigid@cfafca.ca
Debbie Silva
Coordonnatrice des communications
613-236-3633, poste 2322 debbie@cfafca.ca
L’industrie canadienne du porc a besoin d’aide immédiatement
Par Laurent Pellerin
Le 17 juin 2009 -- Les coûts élevés de la provende, un dollar canadien qui est fort, de faibles prix pour les porcs, la crise économique qui réduit l’accès au crédit et les règles américaines d’étiquetage indiquant obligatoirement le pays d’origine sont autant de facteurs qui nuisent aux éleveurs canadiens de porcs. Les perceptions sans cesse négatives répandues parmi les consommateurs au sujet de la grippe A (H1N10) aggravent la situation précaire de l’industrie canadienne du porc. Tandis que le gouvernement a accordé un certain soutien à cette industrie, la crise actuelle est une situation extraordinaire qui nécessite une aide immédiate.
Le Canada ne peut se permettre de perdre l’industrie porcine. Cette industrie fournit un apport considérable à l’économie canadienne et en l’aidant, le gouvernement lui garantira un meilleur rendement à l’avenir. Le secteur canadien du porc génère quelque 70 000 emplois, qui sont maintenant menacés. L’industrie fait partie intégrante également du marché des exportations canadiennes puisque près de deux porcs sur trois qui sont nés dans notre pays sont exportés vers l’étranger soit vivants, soit sous la forme de produits transformés. En 2008, les exportations de porcs sur pied et produits du porc, à eux seuls, ont créé 42 000 emplois et représentaient 7,7 milliards de dollars en activité économique et 2,1 milliards de dollars en salaires.
Au cours des trois dernières années, les pertes se sont multipliées pour les agriculteurs. Au Canada, selon le Conseil canadien du porc, depuis l’automne 2006, les éleveurs de porcs perdent de l’argent sur chaque porc qu’ils expédient. En 2007, les coûts de la provende ont augmenté au même rythme que le dollar canadien, ce qui a des conséquences néfastes pour les éleveurs de porcs. En automne 2008, les États-Unis ont mis en application leur législation sur l’étiquetage obligatoire indiquant le pays d’origine. Les producteurs canadiens ont vu une baisse significative des exportations de bovins et de porcs vers les États-unis et blâment cette législation. Depuis janvier 2009, les exportations de porcs vivants ont chuté de 40 %, comparé à la même époque l’année dernière. Sur une période d’un an, cela représente un perte de 250 millions de dollars en exportations.
Le prix des porcs a dégringolé à la suite de l’annonce de la flambée de la grippe A H1N1 — qui malheureusement au début a été baptisée « grippe porcine » et qu’on continue parfois d’appeler ainsi — et de nombreux pays ont fermé leurs frontières au porc. La possibilité pour les éleveurs de porcs de faire des profits en 2009 s’est évaporée à cause des perceptions négatives répandues parmi les consommateurs qui ont causé une baisse de la demande et des perturbations sur le marché.
Même si certains éleveurs de porcs peuvent faire appel, dans une certaine mesure, à des programmes élémentaires de gestion des risques de l’entreprise comme Agri-Stabilité et Agri-Investissement, ces programmes présentent des problèmes, toujours selon le Conseil canadien du porc. En effet, lorsque les marges de référence diminuent, ils ne servent à rien. La situation est même pire dans le cas exploitations agricoles qui ont subi des pertes de production, qui atteignent les seuils fixés pour les paiements ou dont les activités sont diversifiées.
Initialement, le Programme de mise à l’écart des porcs reproducteurs et les avances d’urgence consenties dans le cadre du Programme de paiements anticipés, deux nouveaux instruments d’aide annoncés par le gouvernement fédéral en février 2008, ont été accueillis favorablement par les producteurs. Or, ces avances d’urgence sont en fait des prêts à court terme et devront être remboursées entièrement d’ici septembre 2010. Et la Fédération canadienne de l’agriculture était déçue que le programme d’amélioration de l’abattage du gouvernement de 50 millions de dollars ne prévoyait pas l’octroi de subventions comme le gouvernement l’avait annoncé, mais plutôt de prêts. Récemment, craignant des contestations commerciales, le gouvernement fédéral a rejeté les supplications de l’industrie du porc qui demandait un paiement par tête basé sur les données de mise en marché de 2008, ce qui aurait pu se traduire par un versement d’environ 900 millions de dollars à l’industrie.
Les exportations de porcs vivants ont sensiblement baissé et actuellement les producteurs sont davantage concernés par la survie immédiate et à court terme de leur exploitation, ce qui force l’industrie à demander de l’aide financière immédiate. Globalement, les éleveurs de porcs font face à des situations difficiles et un grand nombre d’entre eux demandent l’assistance du gouvernement. La FCA continue de se réunir et de discuter avec ses membres, y compris le CCP et la PEIFA, pour décider comment continuer à soutenir leurs efforts afin d’obtenir une aide financière immédiate pour l’industrie du porc. Maintenant plus que jamais, il est important pour le gouvernement fédéral de réaliser l’importante contribution économique de ce secteur et les réels défis auxquels il fait face.
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Laurent Pellerin
President
819-233-2568
Brigid Rivoire
Directive exécutive
613-715-3113 (cell.)
brigid@cfafca.ca
Debbie Silva
Coordonnatrice des communications
613-236-3633, poste 2322
debbie@cfafca.ca
L’industrie canadienne du porc a besoin d’aide immédiatement
Par Laurent Pellerin
Le 17 juin 2009 -- Les coûts élevés de la provende, un dollar canadien qui est fort, de faibles prix pour les porcs, la crise économique qui réduit l’accès au crédit et les règles américaines d’étiquetage indiquant obligatoirement le pays d’origine sont autant de facteurs qui nuisent aux éleveurs canadiens de porcs. Les perceptions sans cesse négatives répandues parmi les consommateurs au sujet de la grippe A (H1N10) aggravent la situation précaire de l’industrie canadienne du porc. Tandis que le gouvernement a accordé un certain soutien à cette industrie, la crise actuelle est une situation extraordinaire qui nécessite une aide immédiate.
Le Canada ne peut se permettre de perdre l’industrie porcine. Cette industrie fournit un apport considérable à l’économie canadienne et en l’aidant, le gouvernement lui garantira un meilleur rendement à l’avenir. Le secteur canadien du porc génère quelque 70 000 emplois, qui sont maintenant menacés. L’industrie fait partie intégrante également du marché des exportations canadiennes puisque près de deux porcs sur trois qui sont nés dans notre pays sont exportés vers l’étranger soit vivants, soit sous la forme de produits transformés. En 2008, les exportations de porcs sur pied et produits du porc, à eux seuls, ont créé 42 000 emplois et représentaient 7,7 milliards de dollars en activité économique et 2,1 milliards de dollars en salaires.
Au cours des trois dernières années, les pertes se sont multipliées pour les agriculteurs. Au Canada, selon le Conseil canadien du porc, depuis l’automne 2006, les éleveurs de porcs perdent de l’argent sur chaque porc qu’ils expédient. En 2007, les coûts de la provende ont augmenté au même rythme que le dollar canadien, ce qui a des conséquences néfastes pour les éleveurs de porcs. En automne 2008, les États-Unis ont mis en application leur législation sur l’étiquetage obligatoire indiquant le pays d’origine. Les producteurs canadiens ont vu une baisse significative des exportations de bovins et de porcs vers les États-unis et blâment cette législation. Depuis janvier 2009, les exportations de porcs vivants ont chuté de 40 %, comparé à la même époque l’année dernière. Sur une période d’un an, cela représente un perte de 250 millions de dollars en exportations.
Le prix des porcs a dégringolé à la suite de l’annonce de la flambée de la grippe A H1N1 — qui malheureusement au début a été baptisée « grippe porcine » et qu’on continue parfois d’appeler ainsi — et de nombreux pays ont fermé leurs frontières au porc. La possibilité pour les éleveurs de porcs de faire des profits en 2009 s’est évaporée à cause des perceptions négatives répandues parmi les consommateurs qui ont causé une baisse de la demande et des perturbations sur le marché.
Même si certains éleveurs de porcs peuvent faire appel, dans une certaine mesure, à des programmes élémentaires de gestion des risques de l’entreprise comme Agri-Stabilité et Agri-Investissement, ces programmes présentent des problèmes, toujours selon le Conseil canadien du porc. En effet, lorsque les marges de référence diminuent, ils ne servent à rien. La situation est même pire dans le cas exploitations agricoles qui ont subi des pertes de production, qui atteignent les seuils fixés pour les paiements ou dont les activités sont diversifiées.
Initialement, le Programme de mise à l’écart des porcs reproducteurs et les avances d’urgence consenties dans le cadre du Programme de paiements anticipés, deux nouveaux instruments d’aide annoncés par le gouvernement fédéral en février 2008, ont été accueillis favorablement par les producteurs. Or, ces avances d’urgence sont en fait des prêts à court terme et devront être remboursées entièrement d’ici septembre 2010. Et la Fédération canadienne de l’agriculture était déçue que le programme d’amélioration de l’abattage du gouvernement de 50 millions de dollars ne prévoyait pas l’octroi de subventions comme le gouvernement l’avait annoncé, mais plutôt de prêts. Récemment, craignant des contestations commerciales, le gouvernement fédéral a rejeté les supplications de l’industrie du porc qui demandait un paiement par tête basé sur les données de mise en marché de 2008, ce qui aurait pu se traduire par un versement d’environ 900 millions de dollars à l’industrie.
Les exportations de porcs vivants ont sensiblement baissé et actuellement les producteurs sont davantage concernés par la survie immédiate et à court terme de leur exploitation, ce qui force l’industrie à demander de l’aide financière immédiate. Globalement, les éleveurs de porcs font face à des situations difficiles et un grand nombre d’entre eux demandent l’assistance du gouvernement. La FCA continue de se réunir et de discuter avec ses membres, y compris le CCP et la PEIFA, pour décider comment continuer à soutenir leurs efforts afin d’obtenir une aide financière immédiate pour l’industrie du porc. Maintenant plus que jamais, il est important pour le gouvernement fédéral de réaliser l’importante contribution économique de ce secteur et les réels défis auxquels il fait face.