Durabilité écologique

L’agriculture canadienne occupe une place importante dans l’environnement canadien. La communauté agricole est le principal intendant et gestionnaire de vastes ressources naturelles, le propriétaire et l’architecte de la majeure partie du paysage et le protecteur d’une importante ressource, le sol. Se souciant du tissu environnemental du Canada, la FCA estime qu’il faut accorder une grande importance aux mesures de gestion de l’environnement afin d’assurer le maintien des ressources foncières qui fournissent la nourriture destinée à la population du Canada et à une grande partie de la population mondiale.

Il y a une prise de conscience croissante de la relation entre la production agricole et les enjeux environnementaux au Canada. En tant qu’intendants de la terre, les agriculteurs canadiens savent quelles sont leurs responsabilités envers l’environnement et prennent des mesures concrètes pour assurer la durabilité écologique de leurs pratiques.

La FCA souligne que les agriculteurs ont besoin de ce qui suit :

Relever les défis au chapitre de la compétitivité suite à la tarification du carbone

Il y a certaines préoccupations concernant la compétitivité continue des producteurs canadiens lorsqu’ils auront à payer des prix plus élevés pour les intrants à cause de la tarification du carbone. Alors qu’une grande partie de ces mesures et de l’élaboration des politiques à cet égard sont menées à l’échelle provinciale et territoriale, certains aspects, comme la cohérence des politiques entre les provinces, présentent un intérêt au niveau fédéral. Si les producteurs ne sont pas dédommagés ou ne font pas l’objet d’exemptions pour des intrants cruciaux comme le carburant diesel, les engrais, les produits de protection des cultures et autres, les produits canadiens deviendront moins compétitifs dans le monde. Un grand nombre de nos concurrents, comme l’Australie et les États Unis, n’ont pas l’intention d’instituer une tarification du carbone, et la réalité est que les prix des produits agricoles canadiens destinés à l’exportation sont fixés sur les marchés mondiaux.

Il est absolument crucial que l’on s’assure que les revenus provenant de l’établissement de prix pour le carbone profitent aux producteurs agricoles, grâce au financement de technologies propres et d’activités de recherche et d’innovation, la prise de mesures renforçant l’adaptation et la résilience et l’indemnisation des producteurs en réponse à la hausse du coût des intrants. Il sera tout aussi important de veiller à ce que les producteurs obtiennent des crédits compensatoires pour la séquestration du carbone ou soient compensés de façon significative pour les réductions des émissions d’oxyde d’azote. Tandis que les conditions agroenvironnementales varient à travers le Canada, il est important d’offrir des incitatifs à l’ensemble des producteurs pour les encourager à réduire les émissions de gaz à effet de serre. Le secteur de la culture en serre, pour sa part, en tant qu’utilisateur de CO2 durant la production, nécessite un examen attentif afin qu’il puisse continuer à fonctionner au Canada.

Investir dans la durabilité écologique

Les producteurs agricoles canadiens se classent déjà parmi certains des producteurs les plus écologiquement responsables dans le monde, grâce aux innovations et pratiques exemplaires adoptées volontairement dans de nombreuses entreprises agricoles. On pense notamment à la culture sans labour, aux biodigesteurs, aux protocoles de réduction des émissions d’azote, aux régimes de viabilité environnementale des chaînes d’approvisionnement et aux plans environnementaux de la ferme qui servent à cerner les risques pour l’environnement, sans oublier les produits cultivés par de nombreux agriculteurs qui sont utilisés comme sources d’énergie ou destinés au secteur industriel et aux marchés de consommation.

Or, l’investissement par les producteurs dans certaines des technologies favorisant la durabilité écologique pose problème, car il requiert une importante mise de fonds initiale qui fait qu’actuellement ce n’est pas rentable de le faire. On pourrait encourager des améliorations au chapitre de la viabilité environnementale en faisant des investissements dans des biens et services écologiques, ce qui inclurait des crédits compensatoires pour le carbone et l’accroissement du financement disponible pour les plans de pratiques de gestion bénéfiques (PGB).


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